La Névrose Traumatique

Laplanche et Pontalis : type de névrose où l’apparition des symptômes est consécutive à un choc émotif généralement lié à une situation où le sujet a senti sa vie menacée. Elle se manifeste au moment du choc par une crise anxieuse paroxystique (= aiguë) pouvant provoquer des états d’agitation, de stupeur ou de confusion mentale. Le terme de névrose traumatique apparaît en 1882 et désignait un ensemble de troubles névrotiques consécutifs à a frayeur éprouvée lors de accidents de chemin de fer. Ce terme s’est peu à peu étendu pour désigner tout trauma psychique consécutif à des agressions telles que la guerre, les attentats et les catastrophes naturelles Comme fixé au traumatisme, le sujet va vivre plusieurs temps : Latence : temps d’incubation, de contemplation, de rumination … Il dure quelques heures, voire plusieurs mois, il peut correspondre au temps nécessaire pour réorganiser les défenses du sujet après l’agression. Au niveau préventif : aider le sujet à parler de son ressenti pour qu’il puisse maîtriser grâce à la parole, l’écoute d’un tiers, l’expérience choquante qu’il a vécue et qui a débordé ses défenses. Syndrome de répétition : le sujet fait des cauchemars répétitifs concernant la scène traumatique. La charge émotionnelle intense explique cet état de panique. Il faut être vigilant car le patient peut se tourner vers des lectures à caractère morbide en lien plus ou moins direct avec le traumatisme vécu. Il faut rappeler que les mécanismes de répétition constituent des tentatives d’abréaction, c’est à dire de décharges émotionnelles où le sujet tente de se libérer de la charge émotionnelle liée au trauma. Ce syndrome de répétition est en lien avec le refus de changement, l’immobilité et la pulsion de mort. Temps de réorganisation de la personnalité : Cet évènement a modifié la personnalité du sujet, il est plus inhibé intellectuellement, physiquement, et sexuellement. Le sujet recherche la sécurisation et la dépendance envers autrui. Paradoxalement, il a une volonté d’être autonome. Ses réaction face aux stimulations sont incohérentes : il peut sursauter au moindre bruit et peut rester indifférent à des agressions extérieures intenses.
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